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Commentaires

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LIAUDOIS Bernard

Bravo !

comme ardéchois d’adoption, travaillant dans le tourisme en Ardèche,
et comme co-délégué de la Demeure Historique en Ardèche,

je suis de tout coeur avec vous
et prêt à vous soutenir et à vous aider.

ARNOU Eric

Bonjour à toutes et tous,

Je ne signerai pas cette demande de moratoire. Non pas que tout projet d’éolien soit bon à prendre. J’ai moi-même contribué à en retarder un pendant plus de trois ans (Cham de Longe - St Etienne de Lugdarès). Il y a des projets conçus stupidement, sans concertation, sans effort de mutualisation, où des promoteurs se sont substitués aux élus locaux dans leur fonction d’animation du territoire. Il y en a d’autres qui ont leur place.

Vous dîtes que l’Ardèche produit beaucoup d’électricité. Oui, en partie grâce au nucléaire (Cruas). Or il se trouve que j’estime le nucléaire infiniment plus nocif que l’éolien pour des raisons exposées dans de très bons ouvrages sur la question. J’aurais donc aimé que l’on commence par le commencement. C’est-à-dire s’attaquer d’abord au nucléaire pour sortir de cette nécro-industrie dans des délais raisonnables.

Nous pourrions aussi parler de la chimie et du couloir rhodanien de la Chimie. Si les élus régionaux s’acharnent (avec succès semble-t-il) à installer un pôle d’écotoxicologie au Rovaltain (Drôme), en liaison avec le cadre juridique de la nouvelle directive REACH, il y a peut-être quelques raisons.

Au-delà de ces considérations sur la qualité des projets et la hiérarchie des dangers, j’ai un troisième désaccord de fond avec votre position. Un certain nombre de signataires que je connais sont nés dans les années 50 lorsque vivaient 2,2 milliards d’habitants sur la planète. Soixante ans plus tard, nous sommes 6,4 milliards et nous atteindrons probablement 9 milliards “en pointe” vers 2050. Cela suppose beaucoup d’économies d’énergies si nous voulons arriver à vivre en paix avec le reste de l’humanité, mais aussi des nouvelles solutions dans lesquelles chacun doit prendre sa part. Il y a une illusion dans votre position à penser que nous (occidentaux) pourrons vivre comme avant, c’est à dire riches et avec des centaines de milliers d’hectares d’espaces vierges. Bref, j’ai un peu l’impression que vous exprimez des attentes des années 70 quarante années plus tard.

Voilà. Rassurez-vous, j’aime ces paysages autant que vous pour y avoir vécu très intensément et pour les “entretenir” encore. C’est un sentiment très fort. Mais avec tout le respect (voire l’amitié pour certains) que je peux avoir pour celles et ceux que j’ai reconnu dans cette pétition, en toute conscience, je ne peux pas vous suivre.

Très cordialement

Eric ARNOU

BESSET Claude

En réponse à monsieur ARNOU

« Nucléaire, non merci ». Moi aussi, monsieur Arnou, au début des années 70 j’ai manifesté derrière ce slogan. Il est vrai, qu’à l’époque, une centrale nucléaire c’était l’apocalypse à courte échéance qui nous était prédite. Depuis, plus de 35 années ont passé en France sans incident majeur en liaison avec ce que vous appelez une « nécro-industrie ». Sans en méconnaître les dangers potentiels tant au niveau de ses fuites que de ses déchets, voire… des chutes possibles d’aéronef sur un réacteur, force m’est de constater que cette filière a permis à notre pays - à moi, à vous- d’acquérir notre indépendance électrique (et même plus) tout en minimisant au mieux (la France est la première dans le monde) ses émissions de gaz à effet de serre. Or, le réchauffement climatique, déjà bien engagé, c’est cela qui, dès les prochaines décennies, va entraîner des bouleversements catastrophiques sur la planète.

Comme vous le savez, les centrales éoliennes ne fonctionnent, au mieux, que 25% du temps ; elles imposent donc l’existence de sources de production électrique équivalentes maintenues en état de veille et mobilisables rapidement pour palier les aléas de la météo. Ces sources, ce sont des centrales thermiques polluantes dont on assiste en France à la multiplication (constructions neuves ou réouvertures). Alors devrions-nous, comme certains nous y invitent, nous inspirer des exemples danois ou allemands, certes champions de l’éolien mais également champions incontestés de la production de gaz à effet de serre avec leurs centrales à charbon toujours plus nombreuses ? Notre voisine allemande si vertueuse est-elle prête à renoncer à acheter à la France, dès que le vent tombe, cette électricité nucléaire si décriée ?

En matière d’écologie, comme dans beaucoup d’autres domaines de la vie, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. Il faut donc choisir et je ne crois pas qu’il existe une seule personnalité politique en mesure de conduire un jour les affaires de la France qui accepterait de renoncer, si peu que ce soit, à ce qui constitue 85% de notre approvisionnement électrique au profit de machines indirectement polluantes et à la production marginale, même en très grand nombre.

Conscient des réalités démographiques et économiques d’aujourd’hui et des changements de comportements individuels qu’elles impliquent, je m’astreins à ces mesures d’économie que vous avez bien voulu nous suggérer. De même, j’appelle de mes vœux, comme vous, de nouvelles solutions (biomasse, solaire, géothermie…) accessibles à tout un chacun, c’est-à-dire mieux aidées par la puissance publique. C’est pourquoi, monsieur Arnou, n’ayant pas l’impression, tout bien pesé, d’ « exprimer des attentes des années 70 quarante années plus tard », j’ai signé avec empressement cette demande de moratoire qui, je l’espère, permettra de sauvegarder ces crêtes et paysages emblématiques qui font la beauté de l’Ardèche et sa réputation internationale.

Bien cordialement

Claude Besset

VERILHAC Claude

A l’attention d’Eric Arnou

Cher Eric,
je suis content de pouvoir avoir un débat de fond de citoyen vert à l’élu vert que tu es sans rapport de force d’élu de Comité Syndical à Directeur de Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche.
En tant que porteur des valeurs de l’écologie, tu défends la loi montagne, les documents de planification, tous ces textes acquis de haute lutte depuis les années soixante dix et qui n’ont d’autre objectif que d’éviter le mitage du paysage. Tu as bien raison. Tu trouves que c’est beau une éolienne et c’est ton droit. Mais pourquoi alors ne pas vanter la beauté des Hlm pour loger tous ces gens qui trouvent difficilement un toit dans nos campagnes du Massif central et en installer un peu partout en dehors de la “continuité des hameaux et bourgs existants” ? Pourquoi ne pas laisser construire des entreprises au milieu des forêts pour créer des emplois en s’affranchissant de toutes ces lois liberticides ? Pourquoi ce passe droit que l’écologie accorde… à l’écologie ? Et pourquoi embêter des braves gens qui voudraient juste faire une fenêtre sur la façade de leur grange en pierre et qui n’ont pas le droit ?
En tant que porteur des valeurs de l’écologie, tu dénonces le saucissonnage qui permet à des promoteurs peu scrupuleux de faire passer les projets lourds petits bouts par petits bouts. Et tu as raison. Mais pourquoi alors l’autoriser pour ces machines industrielles qui font des petits au fil des années sans l’avoir dit préalablement ?
En tant que porteur des valeurs de l’écologie tu dénonces la privatisation, le gaspillage, la centralisation. Là encore je te suis. Mais pourquoi est-ce que ça ne te gêne pas pour cette industrie ?
Et puis il y a le Nimby aussi c’est vrai. Pas dans mon jardin. Tu as raison c’est scandaleux. Mais dis moi au fait comment se fait-il que la plupart des parcs éoliens sont à la périphérie des collectivités qui les portent, devant les yeux de ceux qui ne touchent pas la sacro sainte taxe ?
La gouvernance n’en parlons même pas. Qu’aurais-tu dis si un industriel “normal” avait payé les documents publics, les voyages “d’études”, les apéritifs…. Et la communication au dernier moment pour éviter la concurrence des autres promoteurs et les résistances locales tu aimes ? Et le fait que nos “impôts” permettent à des multi nationales d’avoir un amortissement sur 6 à 7 ans ça ne te titille pas un peu quand même ?
Et puis il y a le principe de précaution aussi. Tu te souviens, c’est celui qu’on impose aux autres. Mais au fait pourquoi on attend d’installer toutes ces machines industrielles pour mieux connaitre la mortalité sur la faune avienne ou les chiroptères ? Ah oui je me souviens c’est pour la bonne cause.
Et j’allais oublier : tu te rappelles quand on dénonçais ceux qui croyaient que la technologie apporterait la réponse plutôt que les comportements ?
Dis moi qu’est-ce que serait une politique qui donnerait des leçons aux autres mais ne se l’appliquerait pas à elle-même sous prétexte qu’elle en est garante ?
Merci de bien vouloir me répondre sur le fond, pas de m’expliquer que comme le Président Giscard d’Estaing n’aime pas les éoliennes industrielles, si je ne les aime pas c’est que que je suis comme lui, et que s’il aime la soupe au choux je serai obligé d’aimer la soupe aux choux. Car c’est bien d’un débat politique qu’il s’agit : l’écologie comme alternative avec des énergies renouvelables développées localement ou l’écologie comme alibi en construisant les industries à la campagne pour éclairer de nouvelles autoroutes.

Ardéchoisement

Yves VERILHAC

ARNOU Eric

Re-bonjour,

Je répondrai à Claude Besset un peu plus tard de manière détaillée sur la question sur l’énergie nucléaire, laquelle fut probablement une innovation technologique comportant un lot important de promesses mais aussi une monstruosité polluant la planète et ses habitants de manière quasiment irréversible (car le temps de la radioactivité est infiniment plus long que celui des hommes). Nous examinerons alors ce que produira dans quelques années ou décennies la dispersion du nucléaire, la difficulté de son fonctionnement et surtout du stockage de ses déchets, dans des pays peu préparés à cela, ainsi que la minceur de la paroi entre nucléaire civil et militaire. Nous verrons aussi que le prix de l’uranium n’aura rien de stable.

Mais c’est surtout à Yves que je veux répondre. D’abord parce qu’il me fait dire des choses que je n’ai pas écrites. C’est pas très correct. Quand à savoir ce que pense M. Giscard d’Estaing, cela m’est égal.

Je voudrai simplement lui rappeler que l’investissement public au bénéfice du nucléaire à été gigantesque en France et continue à l’être particulièrement en ce qui concerne les crédits de recherche. Il le sera demain quand on s’apercevra que les provisions financières d’EDF pour démantèlement des centrales et stockage des déchets ne suffiront pas. Et comme entre temps EDF sera devenu un société privé (ce vers quoi elle est en route), il y aura “socialisation des pertes et privatisation des profits”. La note promet d’être salée pour nos enfants.

Mais je voudrai aussi lui rappeler qu’à l’occasion du premier projet ardéchois, au Cros de Géorand (un des pires qui soit), nous étions deux ou trois (pas beaucoup à l’époque) à avoir énoncé quelques règles de bases conditionnant la création de parc éolien (intercommunalité, maîtrise publique du foncier, consultation réelle de la population, protection de l’environnement, association des communes en co-visibilité, objectifs opérationnels résultant des augmentations de recettes des communes, etc.). Nous rajoutions que le Syndicat Départemental d’Electrification (devenu depuis lors de l’Energie) aurait du saisir de la question pour l’organiser. Car au fond, c’est à l’échelle du département que cette question (qui comprenait sous-jacente celle de la Taxe professionnelle et de ses écrêtement) aurait du être traitée. Nous aurions eu peut-être alors une autre répartition des projets.

Nous avions pressenti que si il n’y avait pas une proposition positive, il y aurait des projets sans logique d’ensemble. Les uns bons, les autres mauvais, pour faire simple. Mais c’était sans compter la passion des opposants qui, majoritairement, se sont retranchés sur une position essentiellement négative. Ce fut à mon sens une erreur stratégique de taille. Car ceux qui, sur le terrain, veulent à tout prix des éoliennes n’importe où et sans réserve sont forts et ont eu tôt fait de qualifier les opposants de passéistes. Alors, dans certaines communes, les opposants ont gagné. Mais dans d’autres, là où les élus sont encore des notables tout-puissants s’appuyant sur le sentiment d’une population qui se vit majoritairement comme victime des “autres”, de “l’extérieur”, les opposants sont marginalisés. Et c’est le cas du plateau ardéchois.

Enfin, troisième rappel. Lors d’une réunion organisée par le PNR avec les entrepreneurs de l’éolien, je leur ai dit qu’il n’étaient pas qualifiés pour animer le débat public (petits fours, buffets, voyages, séances d’information, etc.). Que dans une République, c’était le boulot des élus ou des associations (aujourd’hui, j’ajouterai les Conseils Locaux de Développement). Je me rappelle avoir été le seul élu à le leur dire ce jour-là. Les autres m’ont semblé tétanisés par “tant d’audace” qui n’était pas de l’audace mais le simple rappel de règles de séparation des genres. Je me suis senti un peu seul ce jour-là. Là encore, l’absence d’une démarche positive d’ensemble avait produit ses dégâts.

Reste ton discours sur l’industrie. C’est un vaste débat mais ce que je constate, c’est que personne ne vit aujourd’hui sans biens industriels. Et si je sais pertinemment que la technologie n’est pas l’unique solution (le Graal) aux défis que posent une terre à 9 milliards d’habitants, je ne crois pas non plus que nous ferons sans.

Voilà, il n’y a pas qu’une seule manière d’être écologiste. La mienne (que je partage avec beaucoup d’autres) allie opposition et construction. Et se défie du risque, voire de la tentation, de marginalisation. Elle se méfie des guerres de tranchées. Et je crains fort que votre démarche, si elle prenait de l’ampleur, divise profondément sur place sans pour autant arriver aux résultats souhaités.

Le contraire du mouvement est le mouvement et non l’immobilité (Aristote, Physique).

Eric ARNOU

VERILHAC Yves

de : Yves Verilhac
à : Eric Arnou
Désolé, je n’ai toujours pas mes réponses. Il n’est pas question de s’interroger sur la vertu des uns ou des autres et sur nos capacités à résister avant les autres.
La question est de savoir si l’écologie peut se permettre de s’affranchir de…. l’écologie pour faire passer ses propres idées. Faites ce que je dis pas ce que je fais. En d’autres termes :
- Qu’est-ce qui justifie de s’affranchir de la Loi Montagne qui veille à n’autoriser la construction que dans la continuité de ce qui existe déjà pour éviter le mitage. Et si nous nous en affranchissons, faut-il le permettre aux autres activités sociales et économiques ? Avec quelles conséquences ?
- Est-il acceptable de continuer de s’affranchir de toute planification ?
- Est-il acceptable de laisser saucissonner les projets ?
- Est-il acceptable d’alimenter un système centralisé et par essence gaspilleur ?
- Est-il acceptable de demander aux contribuables de donner de leur poche pour raccourcir le retour sur investissement pour des sociétés privées ?
Il faudrait aussi rajouter la politisation des projets : quelles différences entre les projets de Sablières et Saint-Agrève d’un côté, et de Cros de Géorand et Saint-Etienne de Lugdarès de l’autre ? Les Ardéchois comprendront.
Et la dérégulation de l’intercommunalité : telle commune ne voudra plus entrer dans une intercommunalité parce ce qu’elle a obtenu ses éoliennes, donc sa taxe, et ne voudra plus partager. Telles autres, des moins nanties, vont se regrouper à trois car les éoliennes vont leur permettre d’éviter de rejoindre les autres avec qui elles auraient logiquement dû être.
Faut-il enfin vraiment répondre au procès en passéisme tellement éculé et qui a tellement lui aussi servi la sacro sainte technologie pour nous faire avaler des couleuvres de Concordes et autres Super Phoenix ?
Il revient aux promoteurs des industries éoliennes et aux élus qui les soutiennent d’apporter des garanties, car se sont eux qui bouleversent les paysages, pas l’inverse.
Je suis près à participer à un débat public contradictoire avec Eric Arnou quand il le souhaite.
“La façade de la maison n’appartient pas à celui qui l’habite mais à celui qui la regarde” Lao Tseu

Yves VERILHAC

Roger

A l'heure ou la biodiversité disparait plus vite que jamais, ou le planète agonise sous le poids d'une population qui humaine qui croit trop vite, ou les activités de l'homme asphyxient l'atmosphère ...

Cette demande de moratoire me fait honte d'être français. Seul pays au monde ou des individus ont osé porter aussi haut le mépris contre le reste de l'humanité.

Tous ces arguments contre l'éolien ne sont justifiés, sont faux et sont le reflet d'un égoïsme exacerbé.

Regarder l'Espagne. Ces derniers jours, entre 20 et 36% de l'énergie électrique consommée a été produite par des éoliennes !
https://demanda.ree.es/eolica.html

Jean Marc C.

En allant plus loin sur le site du REE, on constate que l'éolien espagnole représente sur 1 an 13% de la production d'électricité en Espagne. Ce qui est loin d'être négligeable, et est à même de remettre en question bien des discourts sur la soit disante inefficacité de cette source d'énergie ... (Surtout que l'Espagne est un pays moins venté que la France)

http://www.ree.es/ingles/operacion/comprobar_ines.asp?fichero=22102009

Alain BRON

Juste une clarification : les signataires du moratoire ne sont pas des anti-éoliens et il n'y a pas de quoi avoir honte d'être français. Ils s'inquiètent simplement de la frénésie actuelle et des conditions très suspectes de leur mise en place (par exemple : sur une crête classée remarquable comme à Saint-Genest-Lachamp en Ardèche)
Amicalement

Yves VERILHAC

Réponse à Roger (et Jean-Marc),

Roger, permettez-moi de vous appeler par votre prénom puisque, si je vous donne mon identité complète, ça ne semble pas être votre cas. La deuxième constante aux réactions comme la vôtre, c'est leur violence : de l'indignation à l'insulte, il n'y a pas de sentiment assez fort pour décrire l'idée que vous vous faites de "ceux qui osent remettre en cause" l'éolien industriel : "honte", "mépris", "égoïsme"...
Cette attitude mériterait à elle seule une analyse sociologique voire psychologique. Qu'est-ce qui vous motive ? Avez-vous des parts dans quelque multi nationale ? Etes-vous propriétaire de terrains qui touchent la location ? Elu d'une commune qui touche la taxe ? Qu'est-ce qui vous autorise à insulter de braves gens qui n'ont rien fait d'autre que de demander un moratoire pour ouvrir un débat de fond sur la base de vrais chiffres. Nous ne sommes plus en démocratie ?
La comparaison avec d'autres pays est toujours intéressante mais doit être approfondie. Les 3/4 des pays qui nous "donnent des leçons" exportent leur électricité en provenance notamment de la France. Dont les chiffres sur l'éolien sont les suivants :

SUIVI EOLIEN VERITE vous invite à découvrir son 3ème bulletin :
DERNIERS BULLETINS MENSUELS :
En août, l'éolien industriel :
* n'a produit que 0,04% de l'électricité française
* n'a évité que 0,07% des émissions françaises de CO2
* a couté 33 millions d'€ aux citoyens français
En septembre, l'éolien industriel :
* n'a produit que 1,5% de l'électricité française
* n'a évité que 0,09% des émissions françaises de CO2
* a couté 35,3 millions d'€ aux citoyens français
Rendez-vous sur www.suivi-eolien-verite.com pour découvrir tous les
détails de ces bulletins.

Bien sûr vos pourriez rétorquer que c'est parce qu'il n'y a pas assez d'éoliennes industrielles bien sûr. Mais les projections à 10 voire 15000 éoliennes industrielles ne permettent pas d'atteindre 10% de la consommation française et surtout pas de sortir du nucléaire.

CONFIRMATION DU MODÈLE :
Nouveau ! RTE communique (enfin) une estimation de la production
électrique éolienne mensuelle française : Il est donc maintenant
possible de confronter la modélisation théorique de SUIVI EOLIEN VERITE
avec la "réalité" d'RTE.
Moment de "vérité"... : Si l'on compare les productions électriques
éoliennes mensuelles estimées par SUIVI EOLIEN VERITE avec celle
d'RTE..., il n'y a qu'une différence de +ou- 5 à 10% selon les mois !!!
Une performance et une précision remarquables si l'on considère les
moyens "artisanaux" de SUIVI EOLIEN VERITE !
Le bulletin RTE d'août 2009, indique : "Malgré une puissance installée
en augmentation de +1200 MW à fin août 2009 par rapport à fin août
2008, la production éolienne mensuelle baisse de 9,4%, ce qui reflète la
forte imprévisibilité de ce type de production".
Dans son bulletin mensuel d'août, SUIVI EOLIEN VERITE a parfaitement
repéré ce "trou d'air" où l'éolien industriel n'a pu seulement
produire que 0,04% de l'électricité française ce mois là !!!

Sur le site www.suivi-eolien.com les internautes ont donc au même endroit la thèse et l'antithèse des
"performances" de l'éolien industriel : A eux de se faire leur synthèse
et opinion en toute connaissance de cause !
Enfin si nous sommes toujours en démocratie....

Quand à votre référence à la perte de la biodiversité, permettez moi de vous dire qu'en tant que professionnel de la biodiversité depuis 30 ans je ne vois vraiment pas le rapport. Au contraire même compte tenu de l'impact de ces machines sur l'avifaune et les chiroptères.

Cordialement

Yves VERILHAC

Roger

AHAHAH, le gros lâhe MDR ..
LA Pravda ressuscitée..

La censure est l'arme de lâche !

TChao , restez dans votre ignorance puisque la vérité vous dérange.

Roger

Bon, je vous présente mes excuses pour mon emportement qui n'est pas à la hauteur du débat et des enjeux énergétiques de la France...

Mon message argumenté ne méritait pas d'être censuré de cette façon dans la minute qui a suivi son écriture ! Si on veut être objectif pour juger l'éolien, il faut rappeler que la tonne de CO2 sera facturé 17 euros au français, ce qui change complètement l'appréciation que vous en faites dans votre réponse.


Cordialement.

Roger

Je viens de me rendre compte que ce n'est moi qui ne valide pas correctement mes messages en appuyant sur "Apercu "au lieu de "Envoyer". Double excuses par conséquence j'ai cru que mon message était censuré. Honte à moi..

Cordialement.

Yves VERILHAC

Les amateurs apprécieront. Projet français 10 à 15.000 machines. Sur les zones de migration les études dénombrent jusqu'à 30 oiseaux tués par an et par machine (Cf dernière synthèse de l'Oncfs sur le sujet).

A Landas dans le sud de la Crète, un vautour s'approche trop près d'une éolienne
http://www.koreus.com/video/vautour-eolienne.html

Yves VERILHAC

A Landas dans le sud de la Crète, un vautour s'approche trop près d'une éolienne
http://www.koreus.com/video/vautour-eolienne.html

Les amoureux des oiseaux apprécieront. Dernières études connues (synthèse ONCFS 2009) une moyenne de 30 oiseaux tués par machine sur les secteur de migration. Perspectives française : de 10 à 15000 machines.

Yves VERILHAC

Elodie

M. Verilhac, je suppose que vous possédez une voiture.
Avez vous les statistiques d'animaux retrouvés morts sur les routes?

Yves VERILHAC

Chère Madame,
oui j'ai une voiture et oui nous avons des données sur la mortalité de certaines espèces. C'est pourquoi les aménageurs travaillent à faire des passages à faune, et même des câbles pour les écureuils en Isère. Mais c'est un détail par rapport à la biomasse détruire et en particulier les insectes et certains oiseaux (en particulier les rapaces nocturnes). Mais je n'ai encore jamais entendu un soit disant écologiste promouvoir la voiture ! Votre argument comparatif est celui que nous opposait les promoteurs d'Edf pour imposer le nucléaire. Je vois que la certitude a changé de camp et je le regrette. La mortalité des oiseaux et chiroptères n'est qu'un argument parmi tant d'autres sorti de son contexte. Je vous assure que si l'éolien industriel permettait en quoi que ce soit de réduire le recours au nucléaire et au charbon je ferais mon deuil des ces quelques milliers d'espèces supplémentaires détruite sur l'autel d'un imaginaire Progrès technique.

Bien cordialement

YV

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