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« Retour de lecture "Vingt-sixieme étage" - Courrier picard - 6 aout 2023 | Accueil | Salon du livre de Creil (Oise) - 15 novembre 2023 »

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Pierre CHABAUTY

Cent quarante ans après son installation par Louis Lépine, le très célèbre 36 quai des orfèvres ferme ses portes. Sa dernière enquête a été solutionnée par le commissaire Berthier sous le nom de « Faim de parcours ».
Alain Bron nous entraîne dans plusieurs mondes, celui de l’enquête bien sûr, à propos des meurtres en série sur plusieurs décennies, celui d’un Ehpad où l’intrigue se joue avec des personnages très attachants, mais aussi celui de la seconde guerre mondiale en Picardie. Le roman est une fiction qui s’appuie sur des faits historiques peu ou pas connus. Sous le régime de Vichy, trois mille cinq cents êtres humains sont hébergés dans un asile psychiatrique, sans nourriture, sans soin, laissés à leur propre dérive jusqu’à en perdre la vie, pour la plupart de faim. C’est le déclencheur d’une vengeance tardive pour cet homme, Pierre, qui y a perdu sa mère.
L’auteur nous fait vivre avec beaucoup de rigueur et de finesse ces mondes hors du temps ou à aucun moment on ne perd le fil de cette intrigue complexe. Les enquêteurs sont plus vrais que nature, comme on les imagine dans la vraie vie avec leurs failles, leurs envies, leurs existences en parallèle, sans enthousiasme, jusqu’au moment où l’amour redonne le nécessaire équilibre à la vie. Si on a la chance d’habiter en Picardie, alors tous les lieux de ce roman parleront aux lecteurs, les descriptions sont très documentées.
Après avoir refermé ce livre, ou ne peut qu’être révolté sur les dérives meurtrières de notre monde en perdition. C’est un livre témoignage.
***
Si vous voulez en savoir plus sur la toute dernière enquête criminelle du célèbre 36 quai des orfèvres, avant son déménagement dans le 17 eme à Paris porte de Clichy, il faut lire ce roman à la fois historique, social et terriblement humain.

Ghislaine MAUDUIT

C’est en tricotant habilement une enquête policière et les allées et venues d’un papy redresseur de tort que l’auteur nous entraîne dans une époque douloureuse du siècle passé.
L’intrigue est localisée dans le Valois et certains lecteurs y retrouveront avec plaisir le nom de leur village. Les personnages, importants ou secondaires, sont tellement pleins d’humanité qu’il nous serait difficile de dire celui qui nous plaît le plus tellement ils nous sont familiers.
Enfin, le style souple combinant, entre autres, espièglerie (partie de scrabble, nom de code de l’opération), poésie (les façons de dire je t’aime, le chemin d’un goutte de pluie sur la vitre) et un brin d’humour pince-sans-rire, rendent la lecture de ce roman fort agréable.

Gérard BERTUZZI

Désolé Alain de commencer par cela, mais ton roman Faim de parcours ne peut être mis entre toutes les mains.
Disons plus précisément qu’il faut mieux éviter d’y mettre le nez, si l’on a des choses importantes ou urgentes à effectuer.
Car ce bouquin, c’est de la glu ; si tu t’y colles, tu ne peux plus le lâcher.
Non, le diable ne réside pas au 102, pas plus que la SACEM au 21. Je le connais le bougre. Habitant la citerne, comment peut-il être si brillant ?!
Merci pour ce bon roman, ce bon moment ; pour ces pages saupoudrées de la petite histoire, si proche de nous et souvent ignorée.
Pour ces vieux attachants, bien campés, qui nous entourent et qui sait, nous cerneront demain.
Une fois encore, bravo !
Gérard

Colette Blaize

Alain a écrit un très bon roman policier, très différents de tous les autres policiers que j'ai lus. L'histoire est prenante et j'ai eu vraiment envie de suivre le héros (Pierre Fontaine) jusqu'au dénouement. Il se trouve que j’aime bien lire des romans policiers, mais celui-ci est très prenant et traite d’un sujet rarement abordé.
Le héros, Pierre Fontaine, 92 ans, est un ancien de la CII, résident d'un EHPAD dans l'Oise ;
Le récit alterne deux personnages dont on accompagne le parcours. Une sorte de jeu de pistes où chacun s'épie et se méfie, se défie et se piège. On devine les projets criminels de l'un, les avancées de l'autre.
Au-delà du récit et de l'anecdote policière, c'est le problème des hôpitaux psychiatriques qui est ici soulevé, et notamment lors d'une période douloureuse de l'histoire, celle de Vichy et de l'occupation. On apprend assez rapidement que la mère de Pierre était internée dans l'un de ces hospices et qu'elle a disparu, faute de soins dus aux difficultés d'approvisionnement et surtout à l'irresponsabilité des soignants. Comme beaucoup d'autres personnes dans les institutions de cette époque, la mère de Pierre est morte … de faim. Ce récit pointe du doigt le laisser-aller mais aussi le cynisme de ceux qui encadraient les malades ; nous nous voyons replongés dans une époque où l'on semblait avoir perdu la raison.
olette

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